Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 19:53

porte enseigne loup legion romaine photo porteenseignelegionromaineloup_zpsda383054.jpg

Le Signifer (ou porte-enseigne) porte le signum (enseigne) de sa centurie. Il montre le chemin à suivre dans la marche comme au combat. Au camp, il surveille l’argent, déposé dans la chapelle aux enseignes, et le marché où les soldats s’approvisionnent.

Ici, à droite, un Signifer de la 23ème Légion, coiffé d'une peau de loup.

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Vendredi 25 juillet 2014 5 25 /07 /Juil /2014 18:15

Dans son dernier communiqué, la FDSEA 05 apporte tout son soutien au directeur du parc national des Ecrins, Bertrand Galtier, tout comme l'avait fait le député PS Karine Berger. Il faut dire que dans le monde sinistre des anti-loups, on se soutient et on se serre les coudes pour crier au Loup...

 

Mais lisons avec attention une partie du communiqué du puissance lobby agricole :

"La FDSEA apporte son soutien au directeur qui, malgré toutes les réglementations qui régissent un parc national, a eu le courage, sur demande de la préfecture, d’organiser un effarouchement au cœur du parc" [source : E-media 05]. Qu'y apprend-on ?

- Le préfet des Hautes-Alpes n'aime pas le loup. Mais les préfets sont des hauts fonctionnaires aux ordres du gouvernement. Des sortes de marionnettes dont le ministre de l'Intérieur tire les ficelles. Certains font preuves de zèle contre le Loup, comme l'ex préfet Durand.

- La FDSEA 05 applaudie des 2 mains la volonté du directeur (et du président) du parc des Ecrins d'éradique le Loup. Mais là aussi, quoi attendre d'autre du premier lobby anti loup français ? Leur détestation de la biodiversité va de paire avec leur course aux subventions !

- Le directeur Galtier a manifestement dû "triturer" le règlement du parc national des Ecrins pour pouvoir chasser le loup "hors des frontières" et ainsi l'abattre plus facilement.

 

L'association Le Klan du Loup demande le licenciement immédiat des tristes sirs Galtier et Pichou pour "faute lourde contre la biodiversité". L'écologie et la préservation de la faune ne se font pas à coups de fusil !

 

association Le Klan du Loup

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Jeudi 24 juillet 2014 4 24 /07 /Juil /2014 18:22

Dans un monde normal, nous ne parlerions pas du loup ; ce serait un non-sujet. Le grand canidé tient pourtant le haut du pavé de l’actualité parlementaire – le projet de loi sur l’agriculture, adopté en deuxième lecture par l’Assemblée le 10 juillet, doit permettre aux éleveurs de le tuer sans trop de tracasseries – et attire autant de ferveur que d’animosité.

 

Pourtant, seuls quelque 300 individus [une centaine pour l'association Le Klan du Loup] sont présents en France, où ils seraient responsables de la mort d’environ 6 000 ovins par an – soit 0,08 % du cheptel national. Spécialiste de la question au Monde, Audrey Garric a calculé que, même en ne considérant que le cheptel des départements où Canis lupus est présent, le taux de pertes dû à cet implacable tueur reste autour de 0,2 %.

 

La haine focalisée sur l’animal semble donc assez disproportionnée, et l’empressement des politiques à répondre à cette colère est, lui aussi, assez paradoxal. Car, selon un sondage conduit fin 2013 par l’institut IFOP pour l’Association pour la protection des animaux sauvages, il semble y avoir un consensus assez large dans l’opinion pour préserver l’animal. A la question de savoir s’il est « acceptable d’abattre des espèces protégées telles que le loup, le vautour, le bouquetin au motif qu’elles peuvent représenter un risque », trois Français sur quatre répondent par la négative.

 

Les esprits chagrins rétorqueront que c’est là l’effet d’une lubie d’urbains « écolo-bobos » vivant loin de la nature et de ses réalités.

 

PAS RÉDUCTIBLE AUX SCHÉMAS POLITIQUES

 

Mais, là encore, surgit un autre paradoxe. Car c’est exactement le contraire. Environ 77 % des ruraux refusent l’abattage du loup, contre 73 % des Parisiens… Et ce, malgré les risques présentés par l’animal, dont le territoire s’étend rapidement. Ainsi – et c’est une autre étrangeté de cette histoire –, le loup présente un risque dont personne ne tire de bénéfice tangible et, pourtant, il est plébiscité. De même que ceux qui le détestent ont peu de raisons de le détester, ceux qui le défendent n’ont à peu près aucune raison (matérielle) de le faire.

 

Autre surprise : la question du loup n’est pas réductible aux schémas politiques classiques. Ainsi, selon l’IFOP, les plus hostiles au loup sont plutôt centristes. Environ 40 % des sympathisants de l’UDI jugent ainsi acceptable l’abattage de la bête, suivis par le Front de gauche (36 %), l’UMP (30 %) puis, à égalité, par le Front national et le Parti socialiste (25 %), puis enfin par Europe Ecologie-Les Verts (10 %). La catégorie socioprofessionnelle et le niveau d’études ne semblent pas plus probants que le vieux clivage droite-gauche.

 

Les deux seules lignes de partage qui paraissent structurer l’opinion sont le genre et l’âge : les hommes sont plus probablement hostiles au loup que les femmes, et les personnes âgées plus que les jeunes. Le pouvoir politique étant plus probablement l’apanage des hommes âgés que des femmes jeunes, nous tenons peut-être là un début d’explication à notre premier paradoxe, celui de savoir pourquoi il faudrait, à ce point, légiférer contre le loup.

 

Source : Le Monde

 


 

Il n'y a qu'un ministre français de l'écologie qui peut avoir l'imbécile idée de relancer l'extermination du Loup, et ce contre l'avis de 80% de la population !

 

association Le Klan du Loup

  photo royalboveantiloup_zps662ad491.jpg

ATTENTION ! Copyright Pascal Melan ©

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Mercredi 23 juillet 2014 3 23 /07 /Juil /2014 19:40

Segolene Royal contre le Loup photo tractSegoleneRoyalcontreleloup_zps40083ee5.jpeg

Merci à Pascal Melan pour le dessin.

Imprimez ! Diffusez ! ne pas jeter sur la voix publique.

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Mardi 22 juillet 2014 2 22 /07 /Juil /2014 18:49

Monsieur le Président du parc des ECRINS,

La battue d’effarouchement des loups dans le parc national des Ecrins suscite une légitime émotion. Nous savons que des lobbies d’éleveurs chasseurs délirent de manière pathologique contre les prédateurs et toute  la biodiversité.

Violents, tapageurs, ces lobbies n’en sont pas moins marginaux dans notre société.

L’immense majorité de nos contemporains sont conscients qu’il faut laisser à la nature des espaces échappant à l’exploitation frénétique que l’on observe partout sur la terre.

Il est absurde de vouloir spéculer, exploiter, les quelques espaces ainsi préservés qui ne représentent pas grand-chose. La France a institué, avec un siècle de retard, par rapport aux USA des parcs nationaux qui ne doivent pas devenir des parcs à moutons.

Que des élus locaux soient assez irresponsables pour vouloir du "développement" partout, du déménagement de la faune et de la flore, traduit leur archaïsme.

Laissons à la nature sauvage une place sur la planète.

Si nos "subventionnés du mouton" ne supportent pas les loups, les lynx, les ours, les vautours, comment pourrait-on espérer que les agriculteurs Africains partagent l’espace avec les éléphants, les lions, les rhinocéros ?

La question est :

L’humain va-t-il anéantir la vie sauvage sur la planète ?

Votre parc national manque singulièrement à sa mission en ne protégeant pas le loup, ce que souhaite 80% des contemporains.

Avec mes salutations.


Gérard CHAROLLOIS

[Président de la CVN]


Comme toujours au sujet du Loup, l'association Le Klan du Loup est en parfait accord avec les prises de position du Président Gérard Charollois et de la CVN.



 Il n'y a rien à ajouter ni à retrancher dans cette lettre ouverte.

Merci à la CVN pour son implication dans le dossier "Loup" !

 

association Le Klan du Loup

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Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 13:25

Des observations récentes ont montré que les loups sont tout à fait capables de s’adapter à la présence humaine. Ils ont ainsi été observés traversant de larges régions non boisées et des infrastructures routières.

En Europe, ils ont été vus pénétrant des villages de nuit pour fouiller les poubelles, en Amérique du Nord, ils peuvent fréquenter les alentours des villages. Ce retour a ravivé des problèmes liés aux interactions avec les hommes qui avaient causé localement leur disparition, et cela malgré le statut d’espèce protégée du loup et un contexte économique rurale concerné substantiellement différent de celui des siècles précédents.

 

Aujourd’hui, Le problème du loup touche essentiellement des élevages ovins de moyennes et grandes tailles et résulte d’une incompatibilité des techniques d’élevage qui avaient été mises en place lorsque les grands prédateurs étaient absents avec la présence du loup. En effet, dans les Alpes en été, les moutons pâturent librement et sans surveillance.

 

Bien que les dommages puissent être significatifs pour un éleveur, le dommage global en pourcentage de la production du secteur de l’élevage est presque toujours insignifiant (< 0,5 %). Le loup attaque, mais le nombre de ses victimes directes est généralement réduit, même sur les ongulés.

 

Des études ont ainsi montré que la majorité des attaques de bétail ne font qu’entre une et deux victimes par prédation, et que les attaques sur plus d’une dizaine d’individus sont très rares. Les pertes importantes sont essentiellement dues aux comportements des animaux domestiques. En effet, les animaux de rente (et notamment les ovins) sont des animaux grégaires, qui se déplacent lentement, et surtout qui ne sont pas habitués à la présence de prédateurs. Contrairement aux ongulés sauvages, ils n’adaptent pas  leurs comportements en fonction des risques locaux de prédation, et ils se laissent facilement approcher. Par ailleurs, ils paniquent à l’approche d’un prédateur.

 

Ainsi 99 % des pertes lors d’attaques de loups s’expliquent par des dérochements suite à l’affolement du troupeau. Ces dérochements peuvent être provoqués par d’autres évènements tels que la présence de chiens non gardés en laisse, un orage, etc.

 

Malgré cela, les risques et effets des loups sont souvent perçus comme exagérément importants. Cette tendance à amplifier l’impact réel des loups résulte de trois facteurs :

 

- L’existence d’une culture négative du loup profondément ancrée.

- L’impact psychologique de ce type de mortalité (attaque sanglante causée par un prédateur).

- Surestimation du nombre de victimes de loups en raison des difficultés techniques pour distinguer clairement les attaques de loups de celles de chiens féraux et de chiens domestiques.

 

 Par ailleurs, les deux derniers facteurs suscitent une impression de pullulation des loups qui ne concorde pourtant pas avec la réalité de la démographie et de la distribution spatiale des loups.

 

En effet, la notion de pullulation implique une multiplication exponentielle du nombre d’individus d’une espèce, tous concentrés sur un territoire limité. Or, le loup ne concentre pas ses populations : il se disperse, là où les proies animales sont disponibles en qualité et quantité et où l’espace est favorable à l’installation d’une meute. De plus, les effectifs des populations de loups n’explosent pas, mais s’équilibrent en fonction de la disponibilité en proies et des pressions humaines.

 

On voit ici combien une meilleure information sur les comportements des loups pourrait aider à mieux faire accepter le retour du loup.

 

Comportement du loup face aux animaux de rente

 

Pour évaluer précisément les risques liés aux loups, il est nécessaire de connaître à la fois les comportements du loup, ceux du bétail, et leurs relations. Or, on connaît assez peu la nature exacte de ces relations, notamment dans les zones à forte densité en bétail. De plus, les loups étant plus enclin à s’attaquer aux animaux de rente durant la nuit, des informations concernant leurs mouvements nocturnes sont nécessaires. Ce sont essentiellement les conditions de gardiennage, plus difficiles la nuit, voire l’absence de gardiennage, qui explique ces attaques nocturnes. La mise en place progressive de dispositifs de prévention (chiens de protection, présence d’un berger, etc.) tend à entraîner l’augmentation des attaques diurnes, qui sont passées de 5 % à 15 % dans les Alpes-Maritimes. Toutefois, ces attaques diurnes ont généralement lieu lorsque les conditions de visibilité sont mauvaises (brouillards, orage, pluie régulière).

 

Sachant que, quand ils ont le choix, les loups montrent généralement une préférence marquée pour les proies sauvages, plusieurs raisons ont été invoquées pour expliquer les attaques de loups sur du bétail : le principal facteur impliqué serait la proximité entre les loups et les animaux domestiques, qui tendrait à augmenter la probabilité d’attaque, bien que la prédation puisse parfois être peu fréquente malgré la proximité.

 

En effet, les loups peuvent avoir un impact significatif sur un élevage de bétail particulier alors que les exploitations adjacentes peuvent rester intactes.

 

Ainsi, par exemple, une étude réalisée dans les Alpes du Sud a montré que sur 76 troupeaux présents dans la zone à loups, seuls 12 troupeaux concentrent les trois quarts des attaques de loups.

Les raisons expliquant une telle disparité ont peu été explorées, mais il semble que les techniques d’élevage employées, et notamment le niveau de surveillance des troupeaux, joueraient un rôle significatif. Des variations saisonnières peuvent également être observées, à relier avec le mode de conduite des troupeaux, et par extension le nombre de troupeaux accessibles aux loups.

 

Un second facteur influençant la prédation d’animaux domestiques serait l’absence ou la rareté des ressources alimentaires naturelles des loups, soit dans une région donnée soit durant certaines périodes de l’année. En effet, la disparition de leurs proies naturelles dans certaines régions ou durant les périodes hivernales pourrait inciter les loups à se tourner vers les animaux domestiques, ceux-ci n’étant pas aussi nutritifs que les ongulés sauvages, mais plus faciles à attraper.

 

Dans un troupeau d’animaux domestiques, les loups semblent préférer les jeunes individus. Mais  les caractéristiques  des animaux tués semblent varier selon l’âge des individus dominants de la meute qui dirigent la chasse, leur niveau d’expérience et la présence et l’âge d’éventuels petits, ceux-ci influençant les besoins en nourriture de la meute.

 

Dans le cas du loup, il est techniquement difficile de différencier ses attaques de celles de chiens féraux. Face aux animaux domestiques, les motivations des loups et des chiens sont généralement différentes : les loups ne s’attaquent aux animaux domestiques que dans le but de nourrir leur meute, et notamment leur progéniture, ce qui n’est pas systématiquement le cas des chiens, qui peuvent s’attaquer au bétail simplement par jeu.

 

Pour différencier une attaque de loup de celle d’un chien, un examen des carcasses d’animales victimes doit être réalisé, afin de recueillir tous les éléments nécessaires à établir une suspicion. Cette expertise doit d’abord prendre en compte le signalement de chiens errants, divagants ou ensauvagés, la présence du  loup établie ou non dans le secteur, d’éventuelles analyses génétiques réalisées sur des prélèvements (excréments, poils) qui auraient pu être découverts sur ou à proximité du lieu d’attaque. Le témoignage de l’éleveur et l’examen de l’environnement immédiat de la carcasse sont essentiels pour recueillir ces informations. L’examen de la carcasse doit ensuite permettre de confirmer s’il s’agit bien d’un cas de prédation :

 

- La mise en évidence de morsures avec des hématomes associés (critère le plus évident et le plus fiable). - Une consommation rapide et totale (à condition que l’examen ait lieu après les dommages et que l’action des charognards soit exclue ou limitée).

 

- La présence de traces indirectes (traces de sang, de lutte) sont autant d’indicateurs d’un acte de prédation.

 

La mesure de la taille des perforations et la présence d’éventuelles lésions sous-jacentes (en particulier leur profondeur) permettent ensuite d’évaluer la taille du prédateur.

 

Si la prédation est attribuée à un gros canidé, une identification spécifique peut-être proposée en tenant compte :

 

- De la localisation des morsures : les morsures de loups sont généralement localisées à l’épaule, l’encolure, la gorge et/ou à l’arrière-train (lorsqu’ils poursuivent leurs proies). La localisation des morsures de chiens est moins ciblée et concerne l’ensemble du corps.

 

- Des lésions associées : les morsures de loups sont généralement plus puissantes et donc plus profondes (> 10 mm) que celles des chiens. Par ailleurs, dans le cas d’une prédation par le loup, plus de 50 % des perforations ont un diamètre minimum de 3 mm.

 

- Et des caractéristiques de consommation : la consommation est décrite en essayant de distinguer la part due aux prédateurs de celle due aux charognards. On décrit notamment le déplacement de la carcasse, le degré de consommation, la présence d’os rongés ou cassés etc. Les loups se montrent voraces et peu sélectifs lorsqu’ils consomment une proie. Les restent de carcasses sont donc souvent réduits. À l’inverse,  les chiens tuant plus souvent par jeu ont tendance à tuer plus de proies qu’ils consomment peu chacune.

 

Attaquent d’hommes

 

Les conflits entre les loups et les intérêts humains incluent également les attaques sur des hommes. La question de la dangerosité des loups vis-à-vis de l’homme est pertinente au vu des nombreuses légendes et fausses histoires qui ont enrichi ce sujet depuis que l’homme côtoie le loup. Ainsi, la littérature européenne et asiatique jusqu’à aujourd’hui foisonne de compte-rendu d’attaques de loups, qui y sont présentés comme des mangeurs d’hommes notoires.

 

On peut citer comme exemple la légende de la bête du Gévaudan, un loup qui aurait tué officiellement 99 personnes, sans compter les blessés et les traumatismes causés, du 1er juillet 1764 au 12 juin 1767. La perception du loup comme une bête dangereuse varie  géographiquement. En Europe par exemple, les populations d’Europe Centrale ont une vision plus négative du loup que celles d’Europe du Sud, et les populations rurales sont généralement plus négatives envers les loups que les populations urbaines.

 

Les observations contemporaines font fortement douter de la véracité de cette représentation négative.

En effet, au cours du XXe siècle, dans toute l’Amérique du Nord et l’Europe, une seule attaque mortelle de loups sur l’homme a été répertoriée. Les victimes étaient deux enfants en Espagne, mais il n’a jamais été clairement vérifié que l’agresseur était bien un loup et pas un chien. Les attaques de chiens portées contre l’homme sont pourtant bien plus fréquentes que celles de loups (une étude réalisée en 1998 estime à 200 000 par an le nombre de morsures de chiens en Europe, et à 3 millions aux Etats-Unis ; une étude en 1999 mentionne une trentaine de morts humaines annuelles en France dues à des chiens), et malgré cela, les chiens ne sont généralement pas considérés comme terriblement dangereux.

 

La plupart des écrits contemporains relatant des attaques de loups sur l’homme provient d’Inde et d’Asie Centrale. Une étude a ainsi montré qu’en Inde, les loups pourraient constituer une menace pour les enfants dans les zones de forte densité humaine (>600/km²), de grande pauvreté, avec peu de proies sauvages et des populations d’animaux de rente domestiques gardées de manière intensive.

 

Cependant, la majorité des attaques de loups contemporaines impliquent essentiellement des loups enragés ou ayant été acculés ou blessés. En effet, en temps normal, face à l’homme, un loup sauvage a plutôt tendance à s’enfuir, même devant des enfants.

 

Toutefois, l’abondance des témoignages d’attaques d’hommes répertoriés du Moyen Age jusqu’à la Renaissance suggère que tous n’ont probablement pas été inventés. On suppose en fait que le phénomène de loups mangeurs d’hommes a vraisemblablement existé, mais dans des circonstances particulières, notamment lors de guerres ou d’épidémies (la grande peste par exemple). Durant ces périodes, il y avait en effet une grande disponibilité de cadavres humains pour les charognards, qui aurait pu faciliter l’habituation des loups à la chair humaine et faire qu’ils se mettent à rechercher et tuer activement des hommes. Cependant, aujourd’hui, il n’y a aucune preuve formelle que les loups sauvages non enragés représentent un quelconque danger pour les hommes, aucun cas de loup non enragé vivant en liberté ayant tué un homme n’a été rapporté en Europe.

 

Les raisons d’une si faible occurrence sont peu comprises car les loups ont de multiples opportunités d’attaquer, comme cela a été observé avec l’ours dans différentes parties d’Europe. Il semble que, même si les attaques de loups en bonne santé ne sont pas totalement impossibles (comme avec tout animal sauvage), les loups tendent généralement à être tolérants aux contacts rapprochés avec les humains tant que ces derniers n’exercent pas un impact négatif  sur leur vie.

 

Bien connaître le loup pour mieux le protéger est ma devise car c’est aussi nous protéger. L’actualité néfaste et les décisions effrayantes sur le sujet loup m’ont fait changer le programme éthologique que j’avais prévu pour vous. Nous le reprendrons à la rentrée. En attendant, je vous souhaite d’excellentes et apaisantes vacances.

 

Sandrine Devienne pour le Klan du loup

Par Le Klan du Loup - Publié dans : Ethologie lupine
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Samedi 19 juillet 2014 6 19 /07 /Juil /2014 14:38

Suite à une vacance de poste, Isabelle Jung rejoint notre association comme trésorière.

Le "parcours" dans la Protection Animale d'Isabelle est le suivant :

1997 : Ecole du chat de Miramas
2001 : bénévolat à la SPA de Salon-de-Provence
2003 : "relations extérieures" à la SPA de Salon-de-Provence
2009 : Secrétaire Générale de la SPA de Salon-de-Provence
Depuis 2013, Isabelle est Présidente de la SPA de Salon-de-Provence.

 

Mais laissons Isabelle se présenter :

"Depuis toujours je me suis engagée par les animaux, en particulier les chats, ma grande passion. Néanmoins le loup est un animal qui me fascine.

Lorsque j'ai su que le poste de trésorière du Klan du Loup était vacant, j'ai proposé au Bureau mes services. Après en avoir discuté avec le Président, j'ai immédiatement pris mes nouvelles fonctions.

J'ai trouvé des finances plus que saines, sachant que les membres du Bureau prennent quasiment 100% des frais à leurs charges. L'argent des adhésions et/ou dons est affectée soit en "réserve" soit dans des actions pour faire connaître le Loup.

Au Klan du Loup, il n'y a pas de "permanents" (donc pas de salaire à verser), pas de "locaux" (donc pas de loyer à payer), pas de frais de structure au sens large du terme.

Il y a cependant un "point noir" dans l'association : son matériel informatique est (très largement) dépassé. Le financement de l'achat d'un nouvel ordinateur va être l'une de mes premières priorités de trésorière.

Je vais aussi mettre ma connaissance de la PA au service du Klan du Loup, particulièrement en ces périodes noires pour notre ami le Loup.

Enfin, je suis toujours impressionnée par la capacité de mobilisation qu'ont les défenseurs des animaux.

Je vous dis à bientôt. Ad majorem lupi gloriam !"

 

L'association Le Klan du Loup remercie Isabelle Jung pour son investissement personnel dans la défense du Loup.
Elle lui souhaite une bonne intégration et beaucoup de plaisir à accomplir cette nouvelle tâche.

 

association Le Klan du Loup

Par Le Klan du Loup - Publié dans : Loup textes
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Samedi 5 juillet 2014 6 05 /07 /Juil /2014 12:33

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Par Le Klan du Loup - Publié dans : loup
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Jeudi 3 juillet 2014 4 03 /07 /Juil /2014 18:17

petit chaperon rouge garce loup photo RikkyTazz_zps581c8598.jpg

Merci à Rikky Tazz pour son autorisation de publication ©

Par Le Klan du Loup - Publié dans : Loup images
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Mercredi 2 juillet 2014 3 02 /07 /Juil /2014 18:53

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Par Le Klan du Loup - Publié dans : Loup textes
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Mardi 1 juillet 2014 2 01 /07 /Juil /2014 19:20

Louve photo louves3_zps26efcbee.jpg

Par Le Klan du Loup - Publié dans : Loup images
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Lundi 30 juin 2014 1 30 /06 /Juin /2014 19:50

Lettre ouverte  de l’Association le Klan du Loup à madame  Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie.

 

Madame la Ministre,

 

Lors de la séance des "questions au gouvernement" du 25 juin 2014 à l'Assemblée Nationale, vos prises de position sur le sujet du Loup en France nous ont interpellés.

Ce qui nous inquiète, c'est que vous avez dit vouloir prendre les mesures qui s’imposent.

Nous nous demandons quelles mesures vont être imposées ? Abattre encore plus de loups ?

 

Nous remarquons une fâcheuse tendance à mettre tous les malheurs de l'élevage ovin sur le dos de Canis lupus et, pour cela, à amplifier l’impact réel de leurs attaques.

Pour cela, le lobby anti-loup s'appuie sur le triptyque suivant :

- l’existence d’une culture négative du loup profondément ancrée chez certains éleveurs

- l’impact psychologique des cadavres d'ovins mutilés

- la surestimation du nombre de victimes du loup, en raison des difficultés techniques à distinguer clairement les attaques de celui-ci de celles de chiens errants ou divagants. Il faut savoir que le nombre d’attaques de chiens (tous types confondus) sur les brebis a été estimé entre 200 000 et 500 000 par an, selon les études.

Par ailleurs, les deux derniers facteurs suscitent une impression de "pullulement" des loups qui ne concorde pourtant pas avec la réalité démographie et la distribution spatiale.

 

Savez-vous, madame La Ministre, que le loup ne concentre pas ses populations ? Il se disperse là où les proies sont disponibles en qualité et quantité et où l’espace est favorable à l’installation d’une meute.

De plus, les effectifs des populations de loups n’explosent pas, mais s’équilibrent en fonction de la disponibilité en proies et des pressions humaines.

Enfin, les loups ont une structure sociale précise et hiérarchisée. Le problème est que les tirs à tuer se font au hasard. Si un "dominant" est tué, la meute est "aveuglée" et s’éclate en petits groupes ; petits groupes qui augmentent les possibilités d'attaques.

 

Le loup est un animal extrêmement intelligent, instinctif, équilibré au sein de sa meute. N’attendez pas qu’il soit trop tard pour vous en apercevoir !

Avez-vous pensé aux générations futures. Voulez-vous être la ministre de l'Ecologie qui restera dans les mémoires comme étant celle qui a relancé la chasse aux loups en France ?

Le devoir de chacun d’entre nous est d’être curieux du monde qui nous entoure, pour nourrir sa réflexion qui mène, en général, au respect de l'Environnement.

 

L'association Le Klan du Loup vous propose de vous rencontrer afin que nous puissions discuter sereinement de l'avenir de Canis lupus en France.

 

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions d’accepter, madame la Ministre, nos respectueuses salutations.

 

 

 

Rodolphe Gaziello

Président-Fondateur du KDL

Par Le Klan du Loup - Publié dans : Loup textes
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Dimanche 29 juin 2014 7 29 /06 /Juin /2014 13:24

Mme Royal, lors d'une question au gouvernement à l'Assemblée Nationale le mercredi 25 juin 2014, a annoncé que  "la protection du loup était victime de son succès dans la mesure où le nombre d’individus recensés dépassait désormais celui qui avait été fixé".

 

La "gestion du Loup en France est actuellement déterminée par l'ignoble Plan Loup 2013-2017 qui, officiellement, ne fixe pas un plafond de loup sur notre territoire national. Pour rappel ce Plan, qui porte dans ses gènes les autorisations de tirs à tuer, a été validé par le WWF France, la FNE et FERUS.
Au vu des déclarations du ministre de l'écologie (sic), nous pouvons légitimement nous poser la question de l'existence d'un "Plan B", prévoyant la limitation de Canis lupus et avalisé par les associations de pseudo protection du Loup.

 

L'association Le Klan du Loup demande solennellement à madame Royal de garantir la stricte protection du Loup en France.
Nous demandons aussi au WWF France, à la FNE et à FERUS de publiquement dénoncer le Plan Loup 2013-2017 et de se prononcer pour l'interdiction de TOUS les tirs à tuer !

 

Pour nous, association Le Klan du Loup, c'est 100% Loup, 0% de tir à tuer !

 

Le Klan du Loup


 
Parlement’air - Questions au gouvernement... par LCP

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Dimanche 29 juin 2014 7 29 /06 /Juin /2014 12:47

Le Président-fondateur de l'association Le Klan du Loup était "l'invité surprise" des Grosses Têtes (RTL) de Philippe Bouvard le 23 juin 2014.

Par Le Klan du Loup - Publié dans : Loup vidéo
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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 17:33

Le loup a gagné sa lutte pour le survie en France

 

Les chasseurs peuvent protester et les tuer subrepticement pour se réserver un nombre de proies palliant leur ignorance de plus en plus grande du milieu naturel, les hiérarques de la Fédération Nationale des Syndicats d’exploitants agricoles peuvent organiser des mini-manifestations, les militants de la Confédération Paysanne peuvent se tortiller maladroitement dans tous les sens pour ne pas se fâcher avec les Verts et les bergers peuvent continuer à confondre les conséquences des attaques de Canis lupus avec celle des importations d’agneaux congelés en provenance de Nouvelle Zélande en application d’une vieil accord conclu en réparation de l’attentat du Rainbow Warrior, le loup s’en fout royalement.

 

Les politiques peuvent s’obstiner à faire de l’animal un épouvantail électoral local et national en expliquant, au choix, qu’il a été déposé par hélicoptère dans le parc national du Mercantour ou bien amené d’Italie en camionnette par une directrice du même parc en 1992 (toutes choses entendues lors d’incroyables discours à l’assemblée nationale), le loup s’en fout royalement. Même lorsque les parlementaires organisent les manifestations des plus pauvres des bergers touchés par la crise de la filière ovine, le loup s’en moque royalement. Même si l’on sait –et on ne le dira jamais assez- que cette profession est de plus en plus difficile à exercer : non pas à cause de loup mais par la faute d’une PAC détournée par les céréaliers et surtout des milliers de chiens errants et de chiens de chasseurs échappant à leur surveillance qui « jouent » à affoler les troupeaux et à mordre, à blesser et à tuer des moutons dont la disparition n’est pas remboursée quand le loup n’est pas reconnu coupable. Les chiffres les plus… « optimistes » chiffrent ces dégâts provoqués par les chiens se montent à plus de 100 000 moutons par an, tous massifs montagneux confondus, contre 2541 en 2013 et 3744 en 2012.

 

Arrivé d’Italie en 1990 et repéré pour la première fois en 1992, le loup est officiellement présent, des Alpes au Jura en passant par les Cévennes et les Pyrénées, dans une trentaine de départements. Toujours officiellement, alors que 13 d’entre eux, dont 7 à la suite de battues légales, ont été abattus en 2013 et bien d’autres discrètement et illégalement estourbis, ils seraient actuellement 250 sur le territoire français, tous descendant des premiers arrivés d’Italie. En réalité, d’après les indices relevés par les spécialistes, ils seraient plutôt autour de 375 et plus probablement autour de 400. Soit solitaires, soit en petites « meute » (le vieux fantasme) de 5 à 6 individus en comptant les louveteaux.

 

Conclusion ? En dépit de tous ses adversaires répertoriés plus haut, en dépit de l’attentisme des pouvoirs publics et malgré l’horreur et de la peur du « sauvage » qui caractérise une partie de la population française qui n’apprécie la nature que dans les parcs urbains bien tondus ou les aires d’autoroute, le loup a gagné la partie et le droit à la survie. Comme espèce sauvage et régulateur indispensable d’une faune herbivore qui bouffe les forêts et les espaces cultivés.

 

Donc, grâce à son intelligence et à sa connaissance du territoire, par ce qu’il existe des espaces où l’humain ne met plus jamais les pieds, le Canis Lupus, a gagné son combat. Comme en Italie et en Espagne il y a des années.

 

Alors vive le loup…

 

Publié avec l'aimable autorisation de Claude-Marie Vadrot


Un très bon article de Claude-Marie Vadrot. Néanmoins, nous avons un point majeur de désaccord avec lui :

Pour l'association Le Klan du Loup, comme aussi pour de nombreux connaisseurs de Canis lupus, il y aurait une centaine de loups en France.

 
Là où Claude-Marie Vadrot a raison, c'est que le nombre de loup devrait tourner au alentour de 400 individus.
Le braconnage, les accidents, les empoisonnement ont un impact significatif sur la population de ce grand prédateur...

Claude-Marie Vadrot est membre d'honneur du Klan du Loup.

association Le Klan du Loup 

Par Le Klan du Loup - Publié dans : Loup textes
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