Loup textes

Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /2008 22:31
Le cadavre d'un loup mâle, victime d'une collision avec un véhicule, a été découvert le long d'une route nationale à Saint-Marcel-les-Valence, a annoncé aujourd'hui la préfecture de la Drôme. L'autopsie du canidé, renversé hier, a confirmé qu'il s'agissait d'un mâle âgé de un à deux ans et pesant 38 kilos, précise la préfecture. L'animal a été percuté par un véhicule "vraisemblablement dans la nuit du 1er au 2 décembre", selon la préfecture.

Le Loup, considéré à juste titre, comme animal insaisissable, aurait été percuté par une voiture...
Voilà une triste affaire qui ne va réjouir que le crétin de base !
Le Klan du Loup

Par Le Klan du Loup - Publié dans : Loup textes
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /2008 19:09
Dans la nuit de samedi à dimanche, un troupeau de moutons appartenant à un éleveur de Beaujeu, à un vingtaine de kilomètres de Digne (Alpes-de-haute-Provence), a été attaqué alors que, malgré le mauvais temps, il se trouvait en alpage à environ 1500 m d'altitude. Treize brebis ont été tuées et une quinzaine d'autres blessées. Le loup qui, par le passé s'est déjà manifesté dans ces parages, est fortement soupçonné. Des spécialistes, dépêchés sur place par la Direction départementale de l'agriculture aux prélèvements, permettront de dire avec certitude quel type de prédateur s'est acharné sur les bêtes : loups ou chiens errants ?
Un des rares articles où sont évoqués les chiens errants ; même si, manifestement, l'auteur préfère "fortement soupçonner" le loup...
C'est toujours plus facile de caresser certains de ses lecteurs dans le sens... de la laine.
Le Klan du Loup
Par La provence - Publié dans : Loup textes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /2008 16:36
Sur l'alpage de Montdenis, les sept éleveurs du groupement pastoral sont inquiets. Un veau d'un mois vient d'être retrouvé mort, victime d'une attaque mercredi ou jeudi. C'est une première sur cet alpage qui chaque été accueille environ 200 vaches allaitantes. Le prédateur pourrait être le loup. L'Office national de la chasse s'est déplacé sur place mais n'a pas pu faire de prélèvement : le veau avait gelé sur place. L'alpagiste, Jean-Yves Detré, affirme avoir vu un loup au mois de juin et dernièrement, des traces de pas dans la neige : « ça confirme les préoccupations de cet été, le troupeau était stressé et partait dans tous les sens, renversant les parcs. On a même retrouvé des bêtes dans le village ». « On cherche les bêtes depuis le 1er octobre », confirme Gérard Cambin, de Grésy-sur-Isère, membre du groupement pastoral, « elles sont dispersées par petits groupes et il me manque toujorus une bête adulte ». « Le problème du loup, ce n'est pas tant les risques d'attaque que celui d'affoler les bêtes qui pourraient dérocher », explique l'alpagiste. En attendant, Gérard Cambin estime sa perte entre 1 200 et 1 500 € pour cette bête, en vente directe dans la filière avec l'identification "Savoie". Et bien plus « car nous avons vu des veaux sous les mères que nous n'avons pas retrouvés ».
On ne sait pas encore le résultat de l'enquête mais le Loup est déjà le coupable désigné !
Quant à l'éleveur, l'amour de ses bêtes se compte surtout...en euros !
Salutations lupines.
Le Klan du Lou
p
Par dauphiné libéré - Publié dans : Loup textes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 18:49
Les Grisons abritent un troisième loup. Il se trouve actuellement dans le Val Müstair. Une analyse ADN effectuée par l'Université de Lausanne a confirmé qu'il s'agissait d'un canis lupus, ont indiqué les autorités grisonnes.

Elle ne permet en revanche pas de dire si on a affaire à un mâle ou à une femelle. Un garde-chasse a découvert début novembre des traces "suspectes" dans une petite vallée latérale du Val Müstair. L'animal ne semble jusqu'ici pas s'être attaqué aux troupeaux.
Un deuxième loup est arrivé il y a quelque temps dans la région de la Surselva, où il a tué plusieurs moutons. Un troisième vit depuis six ans environ entre Ilanz et Disentis.
Ce nouvel individu porterait à neuf le nombre de loups présents en Suisse, selon un décompte du WWF publié mardi [25/11/08]. Mais il se pourrait aussi que le troisième animal grison provienne d'une autre région du pays, a précisé le responsable de la biodiversité au WWF. Seule une analyse ADN approfondie permettra d'établir l'identité exacte du nouveau canis lupus des Grisons.
Par 24H - Publié dans : Loup textes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 16:47
Deux éleveurs de moutons du secteur grassois, sur la commune d'Andon, ont perdu trois brebis au cours de la nuit de mercredi à jeudi [20/11/08] à cause d'une attaque de loups. Trois brebis ont été tuées, dont une en partie dévorée, et deux autres blessées à la gorge.

Comment Nice Matin sait-il qu'il s'agit de loups ? Et les chiens errants ?...

Le Klan du Loup

Par nice matin - Publié dans : Loup textes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /2008 18:07
La louve qui a tué 40 moutons sur les alpages du Chablais durant l'été ne sera pas abattue. La commission chargée de l'application du concept loup a estimé que les mesures préventives prises par les éleveurs étaient insuffisantes.
Le Valais n'a pas fait de demande pour tirer le prédateur, a déclaré lundi à l'ATS Reinhard Schnidrig, chef de la section chasse et faune sauvage à l'Office fédéral de l'environnement. La commission s'est réunie en raison du nombre important de moutons tués, a-t-il précisé, confirmant un article de la «Sonntagszeitung».

Protection trop tardive

Le chef du service valaisan de la chasse a demandé que la commission se penche sur ce dossier. Après analyse, elle a estimé que le concept de protection était insuffisant et a estimé qu'un tir ne se justifiait pas, a précisé M. Schnidrig.
Des chiens de protection ont été placés sur un alpage, mais après que le prédateur a fait une vingtaine de victimes.
Le loup est présent dans la région depuis trois ans. Le canton du Valais s'est tenu à l'appréciation de la commission et n'a pas délivré d'autorisation de tir.

Plusieurs loups

L'animal est le même que celui qui avait déjà commis des dégâts dans la région en 2006 et en 2007. Les relevés effectués attestent la présence de plusieurs bêtes: une louve et au moins un autre animal.
Rien ne laisse penser que des jeunes loups soient présents. Seule la louve s'est attaquée aux moutons.
Une autorisation de tir avait été délivrée par le passé. En 2006, un loup - mâle - avait été abattu, mais pas le bon. L'an dernier, la louve avait échappé aux garde-chasse durant les 60 jours de validité de l'autorisation de tir en novembre et décembre. Cette année l'animal ne sera pas inquiété.
Par 24h - Publié dans : Loup textes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /2008 15:21
Le garde forestier cantonal d'Obwald, Peter Lienert, se réjouit du retour du loup. "Je lui souhaite la bienvenue", déclare-t-il dans une interview au journal "Zentralschweiz am Sonntag". Ce n'est pas seulement en ami de la nature mais aussi dans le cadre de ses fonctions que le garde forestier du canton accueille le loup à bras ouverts. C'est une nouvelle réjouissante, un enrichissement de la faune aux yeux de Peter Lienert. Le garde forestier cantonal recommande aux détenteurs de moutons de rentrer leurs bêtes dans l'étable pour la nuit ou de les garder dans un enclos électrifié. D'ici au printemps 2009, un "concept loup" devrait être aussi mis en place pour montrer aux propriétaires de cheptels comment cohabiter avec le loup. La situation à Obwald n'est pas la même qu'en Valais: aucune famille ne vit exclusivement de l'élevage d'ovins ni ne possède de grands troupeaux. Il n'est guère question de mesures de protection comme des chiens bergers ou d'une surveillance constante des bêtes.
Par Le Klan du Loup - Publié dans : Loup textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /2008 21:06

Le loup est de retour dans le canton d'Obwald, après 160 ans d'absence. Neuf moutons ont péri sous ses crocs à la mi-octobre dans le Melchtal. Selon les analyses ADN, la bête est de souche italienne, a communiqué le canton.

Un "concept loup" cantonal va être mis en place, sur la base du concept de la Confédération. Il s'agit de permettre aux autorités et aux éleveurs de gérer la présence du loup, précise le communiqué.

Au moins huit loups vivent actuellement sur le territoire suisse. En 2008, la présence du prédateur a été signalée dans les cantons de Vaud, Valais, Fribourg, Berne, Uri, au Tessin et dans les Grisons. Le loup est une espèce protégée au niveau international depuis 1979, et en Suisse depuis 1988.

Par Le Klan du Loup - Publié dans : Loup textes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /2008 14:53

Séance du 28 octobre 2008 (compte rendu intégral des débats) - Statut du loup au regard de la convention de Berne et protection des troupeaux d’ovins

M. le président. La parole est à M. Thierry Repentin, auteur de la question n° 305, adressée à Mme la secrétaire d’État chargée de l’écologie.

M. Thierry Repentin. Je souhaite attirer l’attention de Mme la secrétaire d’État chargée de l’écologie sur l’exaspération croissante des éleveurs, mais aussi des professionnels, des usagers et des élus de certains territoires de montagne sur les conséquences de la présence du loup dans le Massif alpin. Cela vous rappellera des souvenirs, monsieur le secrétaire d’État ! (M. le secrétaire d’État acquiesce en souriant.)

Les attaques répétées de troupeaux d’ovins recensées dans nos montagnes créent un sentiment de désespérance chez les bergers, dans un contexte où la filière ovine connaît déjà de fortes difficultés du fait de la concurrence résultant de l’importation, à bas prix, de bêtes étrangères et des conséquences de la fièvre catarrhale ovine. À cela s’ajoutent les difficultés créées par la présence de chiens de protection de troupeaux, dits « patous », dont la cohabitation avec les touristes et les habitants locaux est de plus en plus conflictuelle.

Récemment, des bergers de Savoie ont manifesté trois jours durant dans les rues de la sous-préfecture de Saint-Jean-de-Maurienne après que l’un d’eux eut été convoqué devant le tribunal de première instance de la ville à la suite de l’attaque d’un touriste par l’un de ces patous. Loin de soulager les élus locaux, la récente loi renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux ne fait qu’engager, un peu plus, leur responsabilité. Les élus sont désormais sommés de résoudre des problèmes qui dépassent de loin leur domaine de compétence et les moyens dont ils disposent pour faire appliquer cette nouvelle loi.

On s’étonnera du double langage qui est tenu dans le discours officiel. On prétend lutter contre les pitbulls de banlieue en subventionnant les molosses des montagnes ! (Sourires.) Non seulement la présence du prédateur contribue à entraîner la disparition des troupeaux en alpages, mais, en plus, les mesures de protection prises fragilisent le tourisme estival, bien nécessaire au maintien de l’emploi à l’année.

Après la découverte il y a quelques mois à Presle-en-Savoie d’un cadavre de loup décapité, après l’abattage interdit d’un autre il y a quelques mois également dans le massif des Bauges, puis dans le massif de Belledonne, un nouveau cadavre de loup a été trouvé dans le Vercors isérois le vendredi 17 octobre, victime d’un tir illégal. Le plan d’action sur le loup permet aux seuls agents de l’État de prélever un nombre défini de prédateurs.

Le monde de la montagne et le monde pastoral ne sont vraisemblablement plus en phase avec le discours parisien prônant la coexistence possible entre espèces et entre activités, coexistence qui, soit dit en passant, a coûté 6,3 millions d’euros au budget de l’État pour la seule année 2006 !

Devant de telles conséquences et le constat unanimement dressé que le loup n’est plus, dans notre pays, compte tenu de sa prolifération, une espèce en voie de disparition, mais, au contraire, qu’il colonise de nouveaux territoires, se pose donc aujourd’hui le problème de son statut afin que soient prises des mesures plus efficaces de protection des troupeaux.

Monsieur le secrétaire d’État, la convention de Berne a été pensée et signée bien avant l’ouverture de l’Europe à l’est et constatait, évidemment, l’absence de grands prédateurs tels que l’ours et le loup sur son territoire géographique d’origine. Aujourd’hui, l’espace est ouvert et il faut avoir une vision plus large du problème. Il est indispensable de clarifier et de remettre à plat cette convention, qui a été amendée et complétée par d’autres textes internationaux.

Le statut de protection de l’espèce canus lupus, le loup, au titre de la convention de Berne et de la directive « Habitats, faune, flore » doit par conséquent évoluer. Les États signataires de la convention peuvent demander la révision du classement de chaque espèce dans telle ou telle de ses annexes.

En 2004, la Suisse a ainsi demandé au comité permanent de la convention de déclasser le loup de l’annexe II à l’annexe III et de la faire ainsi passer d’espèce « totalement protégée » à « espèce protégée ».

En conséquence, monsieur le secrétaire d’État, je souhaite connaître, quelques jours seulement après l’adoption à l’unanimité par le conseil général de la Savoie d’un vœu sur ce dossier, qui a été adressé à Mme la secrétaire d’État chargé de l’écologie, quelques mois après la remise d’un rapport au Sénat, rédigé par nos collègues Gérard Bailly et François Fortassin, sur le devenir de la filière ovine en France, quelles sont les dispositions envisagées par le Gouvernement à l’occasion de la présidence française de l’Union européenne, pendant ces quelques mois où notre pays peut faire bouger les lignes s’il en exprime la volonté politique. (MM. Jean-Pierre Sueur et Jean-Louis Carrère applaudissent.)

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État.

M. Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des transports. Monsieur le sénateur, nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer ce sujet dans un autre contexte. Aujourd’hui, c’est au nom de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet que je vous répondrai.

Votre question porte sur les conséquences pour les éleveurs du retour du loup dans les zones de montagne. Par ailleurs, vous demandez la révision du statut de cette espèce dans le cadre de la convention de Berne.

Depuis le retour du loup dans notre pays, en particulier dans le cadre du plan d’action sur le loup pour la période 2004-2008, l’État, avec l’aide de l’Union européenne, a mis en œuvre un ensemble de mesures d’accompagnement des éleveurs visant à limiter les répercussions de la réintroduction du loup sur le pastoralisme.

Pour améliorer la gestion du loup dans les départements alpins concernés, voire dans d’autres départements, et pour anticiper les conséquences de son expansion géographique rapide, un nouveau « plan d’action sur le loup 2008-2012 dans le contexte français d’une activité importante et traditionnelle d’élevage » a été élaboré par les ministères en charge de l’écologie et de l’agriculture.

Ce plan a fait l’objet, c’était bien naturel, d’un travail important avec les parties concernées, notamment la profession agricole et les élus, qui ont pu l’enrichir de leurs expériences et de leurs réflexions.

Vous l’avez rappelé, monsieur Repentin, parmi les mesures d’accompagnement des éleveurs financées par l’État, l’utilisation de chiens de protection des troupeaux, les fameux « patous », est reconnue comme très efficace, car elle permet de dissuader les attaques du prédateur et de réduire, le cas échéant, le nombre de bêtes tuées.

J’ai conscience que le recours à cette mesure impose des contraintes et des difficultés aux éleveurs, tant pour l’éducation et la gestion des chiens qu’en raison des responsabilités liées à la détention de ces animaux.

Il est vrai également que les mollets de quelques randonneurs ont pu être affectés par la présence de ces chiens dans l’exercice de leur travail de protection des troupeaux. (Sourires.) Vous noterez combien est excellente la rédaction des technocrates qui préparent les réponses des ministres ! (Nouveaux sourires.)

C’est pourquoi le nouveau plan d’action sur le loup met l’accent sur la mise en œuvre d’une politique d’encadrement et de suivi du développement de la mesure « chiens de protection ». Il s’agit de prévenir les incidents avec les usagers de la montagne.

Le programme national « Chiens de protection 2007-2008 », piloté par l’Institut de l’élevage, financé par le ministère de l’agriculture et de la pêche et l’Office de l’élevage, doit fournir des outils opérationnels.

Outre le recensement des chiens de protection détenus en France, l’estimation des besoins en formation et l’information des différents acteurs sur cette problématique, est fait un travail qui permettra d’évaluer l’aptitude du chien à la protection, mais aussi son agressivité potentielle à l’égard de l’homme.

Comme vous l’avez rappelé, il existe un panel de mesures de police applicables aux chiens dangereux, et il convient de prévenir d’éventuels incidents. Un test sera mis en œuvre pour améliorer la sélection des chiens proposés aux éleveurs. Une proposition de test issue des travaux menés depuis deux ans est attendue très prochainement.

Les résultats du programme seront proposés aux instances du « groupe national loup », qui avait validé le lancement de cette démarche de test.

En outre, vous savez, en tant qu’élu alpin, qu’un ensemble de mesures en matière d’information et de sensibilisation du public et des élus a été mis en œuvre. Il convient donc d’accroître la fiabilité du programme « Chiens de protection » et de poursuivre, au plan local, un dialogue constructif.

Quant à la convention de Berne, Mme Kosciusko-Morizet vous rappelle que, même en cas de déclassement du loup de l’annexe Il à l’annexe III, la France resterait soumise à la directive « Habitats, faune, flore » et que le loup garderait son statut actuel de protection stricte au niveau national.

Par ailleurs, la demande de la Suisse à laquelle vous faites référence a été rejetée par les États membres de l’Union européenne et par la convention de Berne elle-même.

Dans le cadre juridique existant, et conformément aux conditions imposées par l’article 16 de la directive « Habitats, faune, flore » pour les dérogations au régime de protection strict dont bénéficie cette espèce, les mesures de gestion du loup préconisées dans le plan d’action pour la période 2008-2012 permettent de mettre en œuvre des opérations d’effarouchement et de prélèvement, sur l’initiative des préfets, lorsque la situation l’impose.

Ainsi, le statut actuel du loup n’exclut pas la possibilité d’instaurer des modalités de gestion de l’espèce ; nous l’avons souligné lors du rejet de la demande suisse.

Dans ce contexte, la France n’entend pas demander le déclassement du loup, mais nous avons bien pris note de vos observations et de vos propositions, monsieur le sénateur.

M. le président. La parole est à M. Thierry Repentin.

M. Thierry Repentin. J’ai craint un instant, monsieur le secrétaire d’État, que les technocrates qui ont préparé la réponse de votre collègue Mme Kosciusko-Morizet ne vous fassent annoncer une circulaire administrative visant à canaliser l’agressivité des « patous ». (Sourires.)

M. Dominique Bussereau, secrétaire d’État. Ils sont capables de l’écrire !

M. Thierry Repentin. On n’est pas allé jusque-là, et je m’en réjouis.

Monsieur le secrétaire d’État, vous rappelez que la révision de la convention de Berne a été rejetée par la majorité des États de l’Union européenne. Depuis, l’Union européenne s’est élargie à d’autres pays qui connaissent également des difficultés liées à la présence du loup.

Il convient cependant d’ajouter un fait nouveau. Comme l’a reconnu le ministre de l’agriculture, Michel Barnier, le loup n’est plus une espèce menacée, en particulier dans le Massif alpin. Le fait générique visant à modifier le contenu de la convention de Berne pourrait donc être pris en compte.

Monsieur le secrétaire d’État, en tant qu’ancien ministre de l’agriculture, vous pouvez comprendre l’exaspération d’une profession quand, dans le seul département de la Savoie, le nombre de moutons tués par des loups est passé en quatre ans de 400 à 1 000 !

Je pense qu’un jour, à la suite de la condamnation d’un éleveur ou d’un berger, un assureur se retournera contre la puissance publique, afin de lui faire régler l’addition. Car, si l’accident vient du chien, le chien protège le cheptel du loup, un loup dont la présence relève de la responsabilité de l’État, qui a choisi de le réintroduire.

Monsieur le secrétaire d’État, vous avez évoqué un plan de gestion du loup, j’aurais préféré que vous nous présentiez un plan de consolidation de l’économie pastorale et touristique dans le Massif alpin. J’ai compris qu’il faudra que je pose de nouveau ma question dans quelque temps, quand les esprits auront mûri.

Par Le Klan du Loup - Publié dans : Loup textes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /2008 12:24
La préfecture de l’Isère vient de faire connaître les résultats de l’autopsie du cadavre du grand canidé découvert vendredi 17 octobre dans le Vercors, sous le col de l’Arc, à proximité de Villard-de-Lans. La dépouille de l’animal a été récupérée par les agents de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) qui l’on transporté au siége départemental, afin d’être congelé en attente d’une l’autopsie, conformément aux protocoles en vigueur.
Le lundi 20 octobre, le cadavre a été déposé au Laboratoire vétérinaire départemental où il a été autopsié le mercredi 22 octobre.

Conclusions de l’autopsie :
Il s’agit d’un mâle d’un poids de 28 kilogrammes. Les premières estimations laissent à penser qu’il se trouvait dans sa deuxième ou troisième année (des recherches plus approfondies par le réseau loup de l’ O.N.C.F.S devraient permettre de déterminer plus précisément son âge).
L’autopsie a permis de constater qu’il a été victime de deux projectiles entraînant des blessures mortelles.

A la suite de ce constat, un procès-verbal de renseignement judiciaire a été rédigé par le service départemental de l’ O.N.C.F.S et transmis au Parquet près le Tribunal de grande instance de Grenoble le jeudi 23 octobre.

Communiqué de presse :

Un nouveau loup vient encore de payer le prix du sang l'attitude hostile du gouvernement français envers canis lupus !
L'abject assassin a pu commettre son crime l'esprit tranquille : l'état français lui-même combat et tue le loup en France malgré la convention de Berne.
Quant à "Dame Justice", elle fermera les yeux, une fois de plus, sur cet acte ignoble et gageons que le meurtrier ne sera pas retrouvé.
Le Klan du Loup
Par sillon38 - Publié dans : Loup textes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés