«Ode à Lupus»
Cours, cours, pour que l’on ne t’attrape et ne prends pas de prends de retard
Cours, cours, pour que l’on ne t’abatte car ils n’ont pas d’égard
D’ici ou de là-bas où tu existais
D’ici ou de là-bas où tu subsistais.
Des montagnes et ces compagnes, tu es revenu comme une espérance après un vide de ta présence.
Rancunes du passé et perception d’aujourd’hui, de toute manière, le mal est entré…
Carcasses tiraillées, plans de chasses arrachés, tu n’as jamais été accepté.
Gibier d’abondance, tu me rappelais la douleur et la souffrance.
Cours, cours, pour que l’on ne t’abatte car ils n’ont pas d’égard
D’ici ou de là-bas où tu existais
D’ici ou de là-bas où tu subsistais.
Nature outragée, nature martyrisée, j’hurlerais volontier.
Rafles organisées, ils t’ont malgré tout domestiqué !
Aurores lointaines, crépuscules à venir, je ne veux pas te revoir trépasser.
Cours, cours, pour que l’on ne t’abatte car ils n’ont pas d’égard
D’ici ou de là-bas où tu existais
D’ici ou de là-bas où tu subsistais.
Cours, cours, pour que l’on ne t’abatte car ils n’ont pas d’égard
D’ici ou de là-bas où tu existais
D’ici ou de là-bas où tu subsistais.
Et bien même, tu arriverais et que tu repartirais, je te respecterais.
Les loups, victimes de la barrière de sécurité israélienne
Samuel Mayrargues
La construction d’un mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie a des conséquences imprévues sur la vie des espèces sauvages dans cette partie du monde.
Dans un conflit, les hommes ne sont pas les seuls à souffrir de la folie ou des décisions de leurs dirigeants. L’été dernier, lors des affrontements entre Israël et le Hezbollah, l’exode des populations civiles du Sud Liban et du Nord de la Galilée s’était traduit par l’abandon de nombreuses bêtes de compagnie (chiens et chats), tardivement prises en charge par des organisations spécialisées.
Cette fois, selon le quotidien israélien Haaretz et le journaliste Elie Ashkenazi, ce sont les loups qui sont les victimes de l’érection par Israël d’une barrière de sécurité courant tout le long de la Ligne verte, la frontière internationale de 1967, afin d’éviter – c’est la thèse officielle – des infiltrations terroristes.
Résultat : les itinéraires empruntés par les loups locaux – dont le chiffre a augmenté du fait des mesures de protection prises pour cette espèce – leur sont désormais interdits. Ils ne peuvent plus passer de la vallée de Giloa à la vallée du Jourdain ou de la vallée de Beith Shéan au « doigt de la Galilée », l’extrémité nord du pays.
Une situation qualifiée de préoccupante par Dror Pevzner, le directeur des parcs naturels d’Israël, qui souligne cependant que les loups, à défaut d’entrer dans Jérusalem, ont trouvé une solution. Une quinzaine de meutes, constituées de 80 adultes chacune, s’est installée sur le plateau Golan occupé par Israël depuis 1967 et, depuis quelques semaines, par les loups. Au grand dam des fermiers et des éleveurs de la région, qui craignent pour leur cheptel.
Mais que se passera-t-il si, conformément aux recommandations du rapport Baker-Hamilton, Israël et la Syrie ouvraient des discussions menant à la conclusion d’un accord de paix incluant la restitution du Golan à Damas ? Faudra-t-il prévoir un article relatif à la libre circulation des loups et des prédateurs ? La réponse, du moins une réponse possible a été donnée par le prophète Isaïe il y a plusieurs siècles de cela. Lors de la paix, les épées seront transformées en socs de charrue et les loups en agneaux…

En Valais, seuls 47% sont favorables à son retour, selon les résultats du sondage publiés mercredi par le WWF. "Etes-vous pour ou contre le retour naturel du loup en Suisse?" Telle est la question qui a été posée, entre fin novembre et début décembre 2006, à 1086 personnes âgées de 18 à 74 ans.
Il en est ressorti que 76% se sont prononcés en faveur du loup et 24% contre. Cela correspond exactement aux résultats d'un sondage identique effectué en 2002, souligne le WWF.
Le sondage actuel montre que le loup est mieux accepté par les jeunes et par les citadins. Les Alémaniques y sont plus favorables que les Romands. En Valais, où un loup a été récemment abattu, la sympathie à l'égard du loup est moindre puisque 53% y sont opposés.
Toutefois, selon le WWF, le fait que 47% des sondés sont favorables à l'animal relativise les propos du conseiller d'Etat valaisan Jean-René Fournier qui a déclaré:"Le Valais ne veut pas du loup".[...]
Le loup de Pohlern, 2e preuve de la présence de l'animal au nord des Alpes, provient d'une meute italienne. Un premier animal avait été écrasé par un train à Gsteigwiler le 22 mars. La Confédération et le canton de Berne vont édicter des mesures destinées à protéger les moutons, a annoncé mardi l'Office d'information du canton.
La Confédération va maintenant augmenter les ressources humaines et financières pour que les éleveurs puissent obtenir des conseils et des chiens de protection rapidement. Le loup est un animal qui reste strictement protégé.
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