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Loup

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Retrouvez le blog de l'association Le Klan du Loup ici : www.loup.eu

Plusieurs loups dans les Vosges ?

Un spécialiste l’affirme : plusieurs prédateurs sont installés dans les Vosges sur une aire de 55.000 hectares courant du Bonhomme à Fresse et de Colmar aux Crêtes et Rochesson.

 

La semaine dernière, un garde de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a suivi les traces de loups, dans la neige des crêtes vosgiennes, pendant six kilomètres. A un moment, la trace s’est séparée.

 

Jean-Luc Valérie va sur le terrain. Il observe, il interroge. Il recoupe les informations. C’est ainsi qu’il a dessiné, sur son ordinateur, l’aire de répartition des loups vosgiens, en fonction des attaques de moutons signalées l’été dernier. Il a conclu que les grands canidés couvraient une zone de 55.000 hectares. Celle-ci va du col du Bonhomme à Fresse-sur-Moselle et de la zone de la route des crêtes, côté alsacien, jusqu’à Rochesson. De plus, il note une suspicion de présence aux alentours de Colmar. Selon lui, cette zone peut satisfaire l’appétit de plusieurs prédateurs, dans un biotope riche en ongulés : cerfs, chevreuils et chamois. Les sangliers sont également nombreux mais ne constituent pas la proie de prédilection du loup.

 

Privés de brebis, rentrées pour l’hiver, les loups ont donc retrouvé leur mode de chasse traditionnel. Il y a quelques semaines, ils ont ainsi prélevé un jeune cerf, sur le versant alsacien. " Un loup solitaire n’aurait pas pu venir à bout d’un cerf à lui tout seul ", note Jean-Luc Valérie.

 

L’hypothèse, de plus en plus sûre, de la présence de plusieurs loups dans le massif vosgien pose forcément la question de la réaction des éleveurs de moutons, des chasseurs et des pouvoirs publics. Dès le printemps, le risque de nouvelles attaques sera d’actualité. Pas sur l’homme, bien sûr. Mais sur les moutons. Pour Jean-Luc Valérie, partisan du maintien du loup, il n’est plus temps de faire l’autruche. " Il faut que les éleveurs s’organisent en regroupant leurs troupeaux, en les protégeant avec des barrières électriques suffisamment dissuasives et en dressant des chiens anti-loups du type patou ou leonberg ".

 

Pas sûr que ces suggestions entraînent l’adhésion des éleveurs. Et pas plus celle des chasseurs que la présence du loup perturbe. Car le gibier modifie son comportement dans une zone où opère le grand prédateur. Il se disperse, bouge en permanence. Bref, il est plus difficile à tirer…

 

Espèce protégée, le loup semble donc bien installé. Il va falloir vivre avec, n’en déplaise à ceux qui estiment qu’il serait possible de l’éradiquer. Bien installé dans les Alpes, de retour dans le Jura, le voilà arrivé en Lorraine.

 

Et qui dit meute, dit louveteaux… Peut-être pour cet été ?

 

Source : L'Est Républicain

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